CSE

  • Voici quelques infos rapides sur la réunion de CSE, qui s’est tenue ce jeudi 20 octobre 2022 à Rennes.

    Mélody

    Le rapport d’audit demandé a été remis fin septembre. Cet état des lieux a fait ressortir des points à améliorer pour éviter les gros ralentissements. La reprise du déploiement du logiciel devrait se faire en janvier, selon le plan qui était prévu. Priorité sera donnée aux hebdos encore sur les serveurs V3+.

    Des problèmes ont aussi été signalé concernant le correcteur orthographique : l’éditeur du logiciel a proposé une mise à jour, mais l’efficacité de celle-ci dépend aussi de la version de Chrome embarquée sur les postes.

    AdResa

    La complexité du logiciel et son absence de logique est dénoncée par les hôtesses d’accueil et du côté des rédactions, il est compliqué de retrouver les publicités.

    Face à ces critiques, il y a eu un accompagnement renforcé auprès des hôtesses et nouvelles séances de formation (niveau 2) ont été programmées. Sur le plan technique, plusieurs sujets (flux, facturation, PA, ordres, CB), ne sont pas encore pas traités, mais des améliorations sur la logique de l’outil vont être apportées. Pour les pubs, les anciennes saisies vont disparaître, les ordres annuels ne remonteront plus à partir de fin octobre, et un correctif a été déployé qui doit résoudre ces problèmes de remontées de publicités.

    Rédacteurs en chefs partagés et secrétaires généraux de rédaction

    Un débat a été porté sur les rédacteurs en chefs partagés entre plusieurs titres et le rôle, dans ces rédactions, des secrétaires généraux. Pour la direction, le RC peut être partagé pour les journaux en hyper proximité avec des zones tuilées et des centres d’intérêt communs, mais du côté des élus, on estime que cela pose un problème d’identité des journaux, et qu’un RC doit être là au quotidien.

    Il reste aussi dans les rédactions des SGR qui n’ont pas été passés RC adjoint, dont certains de longue date, qui, lors des bouclages, assurent la fonction de RCA, mais sans en percevoir le salaire ni les primes de délégation. Les élus demandent à la direction que les primes de bouclage soient payées aux SGR chargés des bouclages en absence de RC et de RCA.

    Télétravail

    De la mi-mars à la fin août, 916 jours de télétravail ont été consommés et 141 personnes utilisent le dispositif. Les élus du CSE demandent à la direction de porter à 2 jours par semaine les possibilités de télétravailler. L’accord d’entreprise prévoyant une clause de revoyure à la date anniversaire, une nouvelle enquête va être menée par la direction avant cette réunion paritaire.

    Les élus demandent aussi une augmentation de l’indemnité journalière. La direction répond que le gouvernement a annoncé une revalorisation prochaine de 15% (pour arriver à 2,88€ / jour) et que l’entreprise s’alignera sur la base URSAFF quand entrera en application.

    Rachat des RTT

    La loi de finances rectificative pour 2022 permet aux entreprises qui le souhaitent de racheter les jours de RTT non pris. La direction indique qu’elle n’est pas favorable à ce rachat de RTT et rappelle que les éditeurs doivent caler leur organisation pour que les JRTT puissent être pris au fur et à mesure.

    Prime partage de la valeur

    Trois réunions ont été organisées sur ce thème, mais les DS, estimant que le compte n’y était pas, ont fait part de leur refus de signer l’accord. La direction a pris la décision unilatérale d’octroyer cette prime de 800 € à 200 € suivant la rémunération brute : 800 euros pour les salaires jusqu’à 2200 €, 600 € de 2201 à 2700 €, 300 € de 2701 à 4200 € et 200 € pour les salaires supérieurs à 4200 €. La référence est le salaire brut de septembre, ancienneté incluse, pour salariés travaillant à temps plein (réduit pour les salariés à temps partiel) et périodes absence.

    Plan de sobriété énergétique

    Le plan comprendra des mesures à court terme pour baisser consommation énergétique cet hiver et d’autres à moyen et long termes contribuer au développement durable.

    En court terme :

    • Baisse de la température des locaux, retarder la période de chauffe
    • Promouvoir les écogestes en entreprise (éteindre les lumières, éteindre les ordis, baisser le chauffage, ne pas laisser son téléphone branché)
    • Sobriété numérique : préférer le wifi à la 4G, travailler sur les pièces jointes, ouvrir moins d’onglets sur les navigateurs.
    • Affichage points stratégique rappeler les bons gestes.

    A moyen terme :

    • Plan de modernisation de nos locaux
    • Initiatives locales échanges entre éditeurs avec les propriétaires des locaux (passage LED)
    • Encourager mobilité douce des salariés
    • Forfait mobilité durable pour les salariés
    • Repenser les déplacements, regrouper les réunions, usage train, teams
    • Délocaliser les actions de formation des salariés
    • Démarche RSE travailler notre empreinte carbone (partie industrielle et web) avec démarche labellisation.
    •  Bâti : 4 sites sont à traiter en priorité : Neufchatel , Bernay (rédaction) Mortagne-au-Perche et Sablé-sur-Sarthe. Pour 7 sites, il est envisagé un déménagement.

    Tickets restaurant

    Il y a eu un retard dans le rechargement des cartes Edenred début octobre. Le chargement des cartes a en effet été bloqué à cause d’un retard dans la date de virement d’une petite structure de Publihebdos, ce qui a entraîné le problème pour l’ensemble des cartes, sans que la direction n’ait été avertie par Edenred.

    Chèques cadeau

    Il faut être présent au 30 septembre et avoir trois mois de présence. L’an passé 160, cette année on peut passer à 200 €.

  • En réunion à Rennes, les trois organisations syndicales (CFDT, CGT et SNJ) ont unanimement rejeté, jeudi 20 octobre 2022, la proposition « peau de chagrin » de la direction du groupe face à l’inflation.

    Cette dernière a refusé, à trois reprises, l’idée d’augmenter les salaires à hauteur de 4 à 5 %. Elle a préféré tronçonner une prime de partage de la valeur, d’abord fixée par ses soins à 200 € et donc bien loin des demandes initiales des organisations représentatives (1 000 à 1 500 € par salarié).

    Les élus du Comité social d’entreprise (CSE) ont également refusé, lors de la réunion du CSE, de valider une proposition unilatérale correspondant à des sommes bien trop insuffisantes quand on considère la conjoncture actuelle et une augmentation du coût de la vie de plus de 6 % !

    Avec 1,4 million d’euros de versement de dividendes au groupe Sipa-Ouest-France en 2021 (soit 12,8 millions en 20 ans) et avec une trésorerie qui réussit l’exploit d’augmenter entre 2020 et 2021, il est grand temps de redistribuer une partie de la richesse avec celles et ceux qui la produisent.

    L’intersyndicale de Publihebdos réfléchit dès à présent aux suites qu’elle entend donner à ce qu’elle considère comme du mépris et un manque total de prise de conscience des besoins de chacun.

  • Une grande partie de la réunion du CSE, ce jeudi 6 juillet 2022, a été consacrée à la restitution du rapport d’alerte “risque grave” du cabinet Acante, qui a donné lieu à l’écriture d’un avis sévère de la part des élus du CSE.

    Ce rapport d’experts lancé par les élus au CSE met en lumière les difficultés rencontrées par les journalistes des verticales Actu.fr, souvent débutants et laissés à eux-mêmes. Il constate une charge de travail trop élevée, un manque d’encadrement et de reconnaissance de ces salariés, un manque de moyens matériels et une pression très forte sur l’audience des sites, ce qui entraîne des situations de souffrance au travail.

    Les alertes, démissions et arrêts de travail qui se succèdent ont donc conduit les élus à tirer la sonnette d’alarme. Voici l’avis émis sur ce rapport en intégralité :

    Les élus du CSE de Publihebdos prennent connaissance avec consternation du rapport d’expertise risques graves du cabinet Acante sur les conditions de travail des salariés des rédactions verticales d’Actu.fr et enjoignent la direction à prendre sans délai les mesures d’organisation pour permettre de se remettre en conformité avec la loi et faire cesser les dysfonctionnements qui mettent en danger la santé physique et morale de ces salariés.

    Si les élus du CSE ont régulièrement alerté la direction sur des cas de souffrance au travail au cours des années passées, ce rapport vient confirmer et appuyer les remontées de terrain, restées jusqu’alors inaudibles.

    Choqués mais pas surpris, nous sommes cependant inquiets d’une organisation qui broie de jeunes journalistes dès leur entrée sur le marché du travail et peut avoir un impact fort sur leurs vies et leurs carrières. Pour beaucoup, le salut est dans la fuite. Certains quittent et quitteront le métier à l’issue de cette expérience.

    Ce focus sur les verticales d’Actu est hélas symptomatique d’une désorganisation organisée de Publihebdos, mise en place dans tous les services, papier et web, pour pressuriser au maximun les salariés.

    Nous demandons la mise en place, dès la rentrée de septembre 2022, d’un groupe de travail paritaire pour apporter des réponses concrètes aux différents points évoqués par le rapport, en priorité :

    • Le renfort des effectifs de ces verticales pour ne plus que les journalistes soient seuls et isolés
    • La mise en place d’un management efficient de réelle proximité
    • La définition d’une ligne éditoriale claire
    • L’écriture de fiches de postes
    • L’arrêt de la précarité et l’abus de CDD d’usage, interdit dans la presse écrite, cause pour laquelle Publihebdos a déjà été condamnée en novembre 2018
    • L’arrêt de la diffusion des audiences en temps réel qui fait pression sur les salariés
    • La mise à disposition de moyens matériels permettant le bon exercice du métier
    • La création d’un poste de responsable du système de prévention au sein des RH
    • Une information obligatoire du CSE en amont des créations de nouvelles verticales
    • La mise en conformité avec les obligations de la médecine de travail.

    Les élus du CSE se disent également extrêmement préoccupés par la dénonciation de faits de harcèlement sexuel et sexiste et demandent à la direction d’investiguer sans délai sur ces cas et de prendre des sanctions afin de mettre le(s) auteur(s) hors d’état de nuire ; ils rappellent qu’une élue du CSE est référente « harcèlement sexuel et sexiste » au sein de l’entreprise. Il s’agit de Marion Vallée.

    Télécharger ici la version PDF de l’avis des élus du CSE

    La réponse de la direction

    La direction trouve que globalement, le cabinet a bien cerné la façon dont fonctionnent les pure-players :  « j’y ai retrouvé à peu près ce qu’on avait déjà identifié et qui a fait l’objet de débats en CSE et avec les différents managers. Cela a donné lieu à des travaux encore en cours », a expliqué Francis Gaunand.

    Dans sa réponse, le PDG de Publihebdos a rappelé le contexte d’ouverture de ces verticales d’Actu.fr, sur des zones ou les titres du groupe ne sont pas présents « avec jeunes journalistes juniors et le plus souvent dans une situation isolée. » Et de développer :  « On a avancé sur certaines verticales, Lyon va vers fonctionnement plus serein, plus en lien avec le fonctionnement des anciennes verticales. Il faut rappeler que nouvelles verticales lancées ces deux dernières années l’ont été dans la période des confinements, avec des difficultés pour mettre en place une organisation, du lien social, etc. »

    Pour lui, le contexte économique de ces créations n’apparait pas non plus dans le rapport : « Il s’agit d’un développement indispensable pour l’entreprise, pour garder les moyens de continuer de faire paraître nos publications, en lien avec les opportunités sur les annonces légales numériques. On l’a fait par rapport à une stratégie, avec une certaine réussite et c’est important de le dire. ».

    La direction confirme cependant travailler sur le renforcement du management de proximité. Mais insiste sur le fait que « le métier de journaliste est aussi un métier de liberté » : « la particularité de Publihebdos est que les journalistes exercent en toute liberté. C’est plus facile pour des journalistes expérimentés que pour des journalistes juniors, mais c’est intrinsèque au métier tel qu’on le conçoit. On n’aime pas parler de ligne éditorial, on parle plutôt de projet éditorial. Ce projet est concrétisé par le collectif des journalistes, mais il y a sans doute plus à faire, puisqu’il y a des attentes sur ce sujet de la part des jeunes journalistes. »

    La direction justifie aussi ses exigences sur l’audience : « Il y a une pression sur l’audience comme il y avait une pression sur les ventes des journaux papier ou sur l’audimat dans l’audiovisuel. Cette pression existe, on va essayer de manager vers la qualité et moins vers la quantité, mais la pression existera toujours. »

    Et de conclure : « Il faut bien avoir en tête qu’avec ces verticales, on est dans une organisation nouvelle, liée à des conquêtes, avec des opportunités, dans le cadre d’un projet global unique. Créer une plate-forme multimarques et s’installer un peu partout en France, cela n’a jamais été fait. Au fur et à mesure, on avance, on affine notre organisation pour plus de sérénité dans le fonctionnement. Nécessairement cette organisation a amené un certain nombre de difficultés que l’on s’emploie à résoudre. »

  • Pas moins de 28 points étaient à l’ordre du jour de la réunion du CSE, mercredi 15 juin à Rennes, dont voici un résumé des grandes lignes.

    Demande de prime de pouvoir d’achat

    Compte-tenu de l’inflation galopante, qui est désormais de 5,2% sur l’année glissante, une demande prime de pouvoir d’achat a été portée par les élus, dont le principe a été rejeté par la direction qui rappelle que les salaires ont déjà été augmentés dans le cadre de la NAO (lire ici).

    Un accord de branche est en cours de discussion, avec proposition de +1,8% au 01/07 mise à la signature. Mais même si cet accord devait être validé, pour Publihebdos, seuls les salariés dont les revenus sont supérieurs à 4200 €/brut bénéficieront d’une partie de cette augmentation, puisque pour les autres, la NAO de Publihebdos, dont la deuxième tranche entre en application également au 1er juillet, est mieux-disante…

    Les élus ont donc demandé à la direction d’appliquer l’accord de branche et d’accorder les +1,8% à l’ensemble des salariés de l’entreprise. Ce qui a été également refusé.

    Pour justifier son refus, la direction met en avant l’augmentation des charges (avec notamment des inquiétudes sur le prix du papier) et de mauvais résultats sur la publicité.

    Si l’inflation continue à ce rythme, le sujet devrait être remis à l’ordre du jour du CSE du mois de septembre, accompagné d’une demande de « revoyure » exceptionnelle.

    Soirées électorales

    Le point sur la validation d’une journée de travail entière pour les journalistes ayant suivi les soirées électrorales (présidentielle et législatives) a été remis à l’ordre du jour après l’interpellation de la direction par les élus CFDT et CGT (lire ici).

    Pour les élus, la journée électorale doit être comptabilisée comme journée entière, considérant que la plupart des journalistes mobilisés sont en veille durant toute la journée et que leur travail effectif dépasse le plus souvent les six heures.

    Selon la direction, la note adressée aux éditeurs ne concernait que les journalistes qui n’auraient pas été fortement mobilisés sur ces élections, avec seulement quelques heures de travail ; c’est dans ce cas qu’une demi-journée de travail aurait pu être comptée, et non pas une journée entière.

    Il a aussi été rappelé par la direction que si l’éditeur modifie la feuille de présence, seul document qui fait foi de l’activité du journaliste, il doit en discuter et informer les intéressés.

    Dates de modulation

    Pour l’exercice allant du 23 mai 2022 au 21 mai 2023, les heures seront payées avec les bulletins de juin.

    Jour de solidarité

    Dans le cadre de la Journée de solidarité (lundi de Pentecôte), Publihebdos verse 0,3 de sa masse salariale brute. Pour la plupart des salariés du groupe, cela reste un jour férié, mais les bénéficiaires se voient alors retirer une journée de modulation, une RTT ou un CP. Seuls les salariés de la SEPR bénéficient d’un usage qui a été maintenu : cette journée ne leur est pas décomptée.

    Kélio

    La dématérialisation des feuilles d’activité et relevés d’heures se poursuit via Kelio et bientôt le support papier devrait être supprimé. Ce chantier sera confié à un(e) RRH SIRH (Responsable des ressources humaines, système d’information de gestion des ressources humaines) dont le recrutement est en cours et que devrait rejoindre la DRH en septembre. L’évolution de l’outil devrait ainsi permettre la dématérialisation des notes de frais, des PV d’entretiens annuels et professionnels et permettre l’accès direct aux salariés à divers documents.

    Problèmes Mélody

    Pannes, lenteurs, ralentissements. Mardi 31 mai en milieu d’après-midi, les bouclages ont été vraiment compliqués. Il ne s’agissait pas vraiment d’une panne, mais de lenteurs qui ont posé bien des difficultés d’autant que le phénomène s’est poursuivi le lendemain matin avec des serveurs ne fonctionnant pas à plein régime.

    Un autre problème a été signalé le mardi 7 juin, avec de nouveau des ralentissements, dus à un antivirus mis sur les serveurs.

    Enfin lundi 13 juin, les utilisateurs ont subi une très grosse panne, due à un problème d’indexation de la base de donnée.

    La direction reconnait les problèmes et fait état de « discussions de plus en plus serrées et tendues » avec le prestataire.

    Il a été décidé de l’ajout d’un serveur physique supplémentaire, la mise en archives d’actu ne se fera plus en journée, mais la nuit.

    Le prestataire va lancer un chantier pour évaluer l’hébergeur.

    « A chaque fois que l’on autorise plus de choses sur un carton, on complexifie le code », explique la direction qui indique aussi que les journaux l’utilisation d’inDesign serait aussi plus forte (pages ouvertes, reprises) pour Publihebdos que pour les autres clients du prestataire.

    L’été devrait être mis à profit pour améliorer la stabilité du système.

  • Avec 36 points à l’ordre du jour, le CSE de Publihebdos, tenu à Rennes le 30 mars 2022, a été plutôt dense. Voici le résumé flash de quelques points évoqués.

    • Effectifs. On salue ici l’arrivée dans l’entreprise de 12 nouveaux journalistes, embauchés depuis le début de l’année.
    • Indemnités kilométriques. L’indemnité kilométrique des salariés devant utiliser leur véhicule personnel pour leur activité professionnelle va être portée de 0,424 à 0,453 € par kilomètre à titre provisoire du 1/04/2022 au 31/08/2022. Elle s’appliquera sur les notes de frais réglées de mai à septembre.
    • Equipement en disques durs externes. Si besoin, des disques durs externes sont disponibles sur demande par mail à la DSI avec copie à l’éditeur, a-t-il été rappelé.
    • Secrétaires généraux de rédaction. Le dossier des « SGR » nous interpelle, certains de ces secrétaires généraux de rédaction faisant office de rédacteur-en-chef ou de rédacteur-en-chef adjoint sans en avoir le salaire conventionnel. Au total, il y a 27 SGR au sein de l’UES Publihebdos, dont 7 n’ont pas de rédacteur en chef : 4 sont ainsi rattachés à deux titres, 3 ne sont pas rattachés. Deux de ces SGR vont devenir RCA ; un cas reste en suspens, s’agissant d’un poste isolé. Côté CFDT, nous avons fait valoir que la situation des SGR est à revoir lorsque ce SGR pilote une édition, mais ne bénéficie pas de la prime de bouclage.
    • Plantages Mélody. Les difficultés croissantes et récurrentes avec les serveurs de Mélody les jours de bouclage sont remontées. Le manque d’information est également pointé lorsque le système connaît des ralentissements ou que des changements dans les cartons sont opérés. La direction va revoir la procédure l’alerte des rédactions et ateliers en cas d’incidents de fonctionnement ; il a, par exemple, été proposé de créer un canal Slack dédié.
    • Remplacements. Les élus CFDT ont demandé que soient créés des pôles de remplacement « journalistes », peut-être par zone éditeur, afin de faciliter les prises de congés et faire face aux absences dans les rédactions, alors que les effectifs sont souvent au plus bas. Il s’agirait de journalistes volontaires pour ces missions « volantes », bénéficiant de primes et d’aides au logement conséquentes pour effectuer ce travail itinérant, sachant qu’il est souvent difficile de trouver des CDD de remplacement. En dehors des remplacements, ces journalistes pourraient également épauler les rédactions pour du contenu qualitatif (enquêtes, reportages, etc.) La direction n’est pas convaincue par cette idée, estimant que les situations peuvent être différentes d’une zone à l’autre et que la mission de ces journalistes serait « difficile, sans vision de planning ».
    • Entretiens annuels. Une version « dématérialisée » des entretiens annuels va être testée sur certaines zones, afin de faciliter leur gestion au niveau des RH.
    • Droits voisins. Même si les accords avec Google ne sont pas finalisés, la direction invite les syndicats à constituer leurs délégations pour négocier la part de l’indemnité des droits voisins devant revenir aux journalistes. Côté syndical, la demande est que Publihebdos bénéficie d’une négociation qui devrait se mettre en place au niveau du groupe Sipa Ouest-France. La CFDT soutient aussi qu’une négociation similaire doit être conduite au niveau de la branche.
    • Chèques vacances. Les formulaires de commande des chèques vacances (180 €) vont bientôt arriver. Pour en bénéficier, les règles sont reconduites : il faut être en poste au 31 mars et avoir six mois d’ancienneté ; ou pour les CDD présents au 31 mars, cumuler une période d’emploi de 6 mois sur 2 ans. Coût pour les salariés : 50€ (ouvriers, employés, journalistes) ; 60 € (cadres, dont RC et RCA).

    Prochaine réunion le 28 avril. Vous pouvez faire remonter vos éventuelles questions à vos élus CFDT ou : laurent.villette(at)cfdt-journalistes.fr

  • Après les annonces du Premier ministre et du ministre de la Santé, vu la situation sanitaire, un CSE extraordinaire s’est tenu en vidéoconférence, ce jeudi 9 décembre 2021.

    Il s’agissait d’une présentation du plan d’activité qui s’appliquera du 13 décembre 2021 au 7 janvier 2022.

    Au nivreau du télétravail volontaire, la phase d’expérimentation entamée par Publihebdos, qui devait courir jusqu’à fin décembre, est suspendue et, par là même, l’indemnisation de 2,50 € par jour qui l’accompagnait. Seule court encore la préconisation pour les femmes enceintes. 

    Le télétravail est circonscrit aux postes télétravaillables donc pas aux postes d’accueil (comme lors des précédents télétravail sanitaires) mais bien à Hebdoscom.

    Dans les ateliers, la règle est de limiter la présence à la moitié de l’effectif maxi avec prise en compte des spécificités locales. Il sera donc possible de faire deux semaines sur les 4 jusqu’à la date du 7 janvier en télétravail. 

    Francis Gaunand s’est dit opposé à un télétravail à 100%, il le limite donc à deux jours par semaine. Et pour la direction, le télétravail ne doit pas empêcher le terrain pour les journalistes et les commerciaux.

    Bien sûr, il y a toujours la possibilité pour des raisons de réseau, de matériel, où psychologiques de ne pas souhaiter le télétravail : ce sera à voir avec la DRH pour une dérogation. 

    Les consignes sont enfin de suspendre tout moment de convivialité jusqu’au 7 janvier afin de limiter les interactions sociales, idem pour les réunions ou formations sauf cas exceptionnels. 

  • Si une grande partie du CSE de Publihebdos, ce mercredi 24 novembre 2021, a été consacré à la présentation du rapport d’expertise de Syndex, et a fait l’objet d’un avis des élus qui sera diffusé avec le compte-rendu de la réunion en décembre, quelques points portaient sur l’organisation du travail et le fonctionnement du groupe.

    Covid 19 : pas de télétravail en vue

    La première question d’actualité a concerné la 5e vague de la covid 19, qui inquiète légitimement les élus du CSE et pourrait de nouveau avoir des répercussions sur l’organisation du travail.

    Pour l’heure, considérant que 90% des personnels doivent être vaccinés, Publihebdos n’envisage pas de faire appel à davantage de télétravail, mais va rappeler les règles toujours en vigueur sur le port du masque dans les locaux et le respect de la distanciation sociale.

    Si des salariés sont déclarées « cas contact », deux options seront envisagées : si la personne n’est que cas contact et que son test PCR est négatif, il n’y aura pas de mise à l’isolement ; par contre, si la personne vit avec quelqu’un de son entourage atteint du virus, elle devra observer un isolement de 16 jours avec, selon le poste occupé, soit la mise en place du télétravail, soit une mise en arrêt maladie. Cela sous réserve d’autres dispositions qui pourraient, dans les jours à venir, être prises par le Gouvernement.

    Informatique : le groupe visé par de nouvelles attaques

    De la sécurité sanitaire à la sécurité informatique, il n’y avait qu’un pas. La direction a rappelé que l’entreprise a encore fait l’objet d’une tentative d’attaque récemment et invite les salariés à suivre les modules de formation proposés.

    Il a été mentionné que de nombreux salariés ont été surpris par la mise en place, avec peu d’explications, de la double identification pour se connecter à la boîte mail par SMS. La possibilité de ne subir ce contrôle qu’une fois tous les 90 jours en limite cependant la contrainte et, selon la direction, serait une sécurité de plus. Qui n’empêchera pas les tentatives d’intrusion par « cheval de troie », mais verrouille un peu plus le système… Qu’on se le dise !

    De la pub qui ne dit pas son nom sur les réseaux sociaux ?

    Le monde merveilleux du Digital, c’est aussi actu.fr, sujet de bien des discussions au sein du CSE.

    Les élus CFDT ont été alertés par plusieurs rédactions sur une tendance à multiplier les posts publicitaires sous les marques des journaux de Publihebdos sur les réseaux sociaux, sans que ceux-ci soient toujours bien identifiés comme tels. Ce qui aurait comme conséquence de saturer les « timeline » des fans et pourrait, à terme, discréditer le travail des rédactions.

    Pour la direction, il faut différencier les posts publicitaires et contenus sponsorisés qu’ils soient sur Facebook ou Instagram. Sur Facebook, la direction rappelle que les « contenus sponsorisés » – c’est leur nom – n’apparaissent pas sur les fils des pages et ne viennent donc pas « perturber » les posts de la rédaction. Sauf que ces posts se retrouvent bien diffusés sur les TL des fans et, au-delà, sur celles des internautes dont le profil a été sélectionné… Concernant Instagram, ces posts publicitaires – identifiés comme « partenariat rémunérés avec… » – se retrouvent bien sur le fil de la page et se succèdent parfois à grande fréquence.

    Les élus ont demandé à ce que ces publicités soient mieux présentées comme telles et que leur usage soit modéré, alors que ce genre de messages rédactionnels payants sont appelés à se multiplier.

    Le mélange des genres, C’est à Cherbourg

    On s’inquiètera au passage du statut de « communauty managers » imposé aux rédacteurs du journal gratuit « C’est à Cherbourg », lesquels ne bénéficient pas de la Convention collective des journalistes. Un choix là encore assumé par la direction de Publihebdos, qui estime que ce journal tourné vers les « bons plans » est constitué de reprises de posts de réseaux sociaux, mais qui, pour les élus du CSE, est le signe d’une dérive et d’un mélange des genres entre rédactionnel et publicité, qui ne peut que dégrader la crédibilité du travail des journalistes et demande la plus grande vigilance.

    Les accords d’entreprise doivent être respectés

    Des dérives, on en constate d’autres de la part de certains éditeurs, qui peinent visiblement à appliquer les accords d’entreprises.

    Ainsi, pour la deuxième fois, il a été évoqué au CSE le cas de primes de remplacement d’un rédacteur en chef absent (prime de bouclage) non versées – ou versées partiellement – par une éditrice. Or, la règle est simple et non discutable : en l’absence du (de la) rédacteur (trice) en chef, le ou la journaliste qui le ou la remplace a droit à une prime de 90€ par bouclage, quelle que soit la durée de l’absence du ou de la chef(fe) concerné(e). On espère donc que cette situation anormale va se régler et qu’il ne faudra pas y revenir une troisième fois avant une action aux Prudhommes !

    Salaires : une augmentation de branche

    Enfin, il a été évoqué l’accord de branche récemment signé en PHR qui a abouti à une augmentation des salaires en deux temps : +1,3% au 1/11/2021 puis 0,3% au 01/02/2022. Mais Publihebdos ayant, via la NAO, anticipé cette augmentation de branche à hauteur de 0,8%, nos salaires ne vont augmenter que de 0,5% au 1/11/2021 et de 0,3% au 1/02/2022. Des hausses insuffisantes aux yeux des élus qui ont rappelé que la hausse du coût de la vie, selon les derniers chiffres de l’INSEE, est de 2,6% hors tabac. Et de demander l’ouverture rapide des NAO au sein de Publihebdos, novembre n’étant visiblement pas le mois des cadeaux.

    Pour toute question, n’hésitez pas à vous rapprocher de vos élus CFDT du CSE.

  • Une réunion du CSE Publihebdos s’est tenue le mercredi 23 juin 2021. En voici le résumé.

    Situation sanitaire

    Comme à chaque fois depuis maintenant plus d’un an, un point sanitaire est effectué. Depuis le 14 juin 2021, 28 % des salariés travaillent entre 40 et 80 % en présentiel, 62 % entre 100% ou 80% et 10 % sont entre 0 et 20 %. La projection est à un retour à 95 % de présentiel au 15 juillet, date retenue en CSE par la direction pour un retour complet. Dans les prochains jours, il sera, de nouveau, rappelé aux salariés que le masque est obligatoire en entreprise et que les gestes barrières ( aération, distanciation…) doivent toujours être appliqués.

    Mélody

    Le CSE extraordinaire sur Mélody de la semaine dernière a permis de pointer de très nombreux dysfonctionnements du nouveau système éditorial choisi par Publihebdos après les premières mise en places dans sept rédactions ( 4 en Loire-Atlantique et 3 en Vendée).

    Un nouveau point d’étape est donc demandé par les élus. Une visite du DAJ (Demain un autre jour) a eu lieu en début de semaine sur les sites de Pornic et Chateaubriant. Ses premiers retours mettent en évidence la pertinence des récriminations portées par les élus (un outil non intuitif contrairement à ce qui nous avait été annoncé, de très nombreuses manipulations à effectuer pour une opération occasionnant d’importantes pertes de temps, un correcteur qui, par sa complexité, n’est pas utilisé par les équipes, des photos difficilement exploitables…)

    Ces très nombreuses modifications, améliorations, corrections… vont, selon les dires de la direction, faire l’objet d’un travail de fond durant l’été avant la reprise du déploiement. Elle a indiqué qu’elle allait procéder par étapes, des priorités ont été détaillées.

     « On note quelques petites améliorations mais cela reste encore très laborieux» , constate un élu CFDT pointant du doigt les deux journées entières nécessaires pour le bouclage sans sortir sur le terrain, ni de travail sur le web et tous les autres obstacles à un travail serein et de qualité.

    La direction répond que le changement d’outil n’était pas une option. Le groupe Sipa Ouest-France a lancé un ultimatum en indiquant que la maintenance de la V3 ne serait plus assurée, obligeant Publihebdos à choisir un autre système éditorial.

    Les élus CFDT ont assuré qu’ils reviendront à la charge à chaque occasion afin que l’outil soit ENFIN opérationnel au moment de la reprise du déploiement. Ils regrettent une nouvelle fois que les sept rédactions, désormais sous Mélody, servent de cobayes pour finaliser in situ un outil de cette importance.

    Mutuelle

    Appel d’offres. Dans le cadre du chantier RH du groupe, la direction a souhaité qu’un appel d’offres relatif aux garanties Santé et Prévoyance soit engagé. Le dernier appel d’offres date d’il y a deux ans et le choix de rester chez Audiens ne s’est pas révélé satisfaisant. En effet, les engagements d’Audiens n’ont pas été tenus. «La qualité de service n’est vraiment pas au rendez-vous » confirme la direction.

     Le choix devrait se faire au mois d’octobre prochain pour une mise en application au 1er janvier 2022. Des tarifs plus compétitifs et de meilleurs garanties sont au cœur de cet appel d’offres. Une demande d’intégrer une assistance psychologique individuelle, la médecine douce, la téléconsultation et la prise en charhe de séances pscyhologiques sera faite.

    Résultat des élections

    Les élus CFDT dénoncent la non préparation de la collecte des résultats du premier tour des élections départementale et régionales. Alors qu’il y a six ans, nous avions pu bénéficier de résultat par cantons. Cette fois, ils sont arrivés par commune, obligeant les journalistes à aller à la pêche aux résultats sur divers sites ou à les regrouper pour effectuer leurs analyses. D’ailleurs, à la sortie des journaux, certains ne proposent pas de résultats par canton.

    «Plus on avance dans le temps, plus on régresse» déplore un élu CFDT. «On était capables de faire des choses en 2015 que l’on n’est plus capables de faire en 2021, c’est incroyable

    Les élus CFDT invitent très fortement la direction de Publihebdos à anticiper l’élection présidentielle et les législatives de 2022.

    La direction répond que les ateliers ont reçu «ce qui lui avait été demandé en amont» et qu’il était toujours possible « d’aller chercher les résultats dès le dimanche soir sur le site du Ministère de l’Intérieur ».

    Force est de constater que cet  épisode est, aux yeux des élus CFDT, un véritable constat d’un fort manque de préparation.

    Grilles de salaires sur les postes de RC, RCA et SGR

    Depuis longtemps déjà, les élus s’interrogent sur le choix de promouvoir des journalistes aux postes de secrétaire général de rédaction ou de rédacteur en chef adjoint de façon pérenne, alors qu’ils effectuent le travail de rédacteur en chef. Ce choix de promouvoir à des postes «inférieurs» de management qui relève des éditeurs, entraîne malheureusement des conséquences financières et de reconnaissance pour les concernés.

    «Il y a beaucoup d’abus sur les postes de SGR», dénonce un élu. «On cherche à promouvoir des personnes plus malléables à ces postes». Le fait de trouver de plus en plus de rédacteur en chef sur deux titres est également une dérive que les élus constatent et déplorent dans les rédactions de Publihebdos.

    La direction rétorque que «l’acquisition des compétences» est ce qui motive son choix de postes de secrétaires généraux de rédaction et de rédacteurs en chef adjoint au lieu de rédacteur en chef.

    Les élus réfutent cette vision des choses.

    Actu Perpignan

    Les élus interrogent la direction sur l’ouverture d’un prochain Actu Perpignan et ont demandé un point de la situation. «On regarde l’attractivité de la ville où la presse n’est pas beaucoup présenteet si on aurait une place à y trouver» assure la direction. Les élus sont surpris de cette réponse puisqu’ils savent que l’annonce a été faite dans les rédactions en Occitanie la semaine précédente. Encore une fois, la direction de Publihebdos ne joue pas franc-jeu avec les élus. Le dialogue social dont elle se revendique si souvent n’est donc qu’un leurre !

    Verticales actu.fr

    La charge mentale et l’énorme charge de travail qui pèsent sur les journalistes des actu sont évoquées à l’issue de la question précédente. Les arrêts de travail se multiplient et constituent un véritable signal d’alarme à prendre immédiatement en considération. La solitude de ces postes, même s’ils sont en relation avec le desk est également un élément non négligeable dans ce mal-être général. La direction reconnaît qu’il y a une meilleure organisation à trouver.

    Confrontée à une demande d’objectif impossible sur ces verticales, Francis Gaunand déclare: «Il n’y a pas d’exigence quantitative car ce n’est pas ce qui fait la qualité! Il faut faire des choix! Ce sont les bons choix qui vont nous faire remarquer. Il n’y a pas besoin de s’imaginer qu’on doit être complet!»

    Le sujet n’est pas prêt d’être tari dans les instances de Publihebdos, les arguments sur site étant souvent malheureusement bien loin de ce qui se dit en réunion CSE.

    Les élues et élus CFDT Publihebdos.

  • La dernière réunion des NAO (négociations annuelles obligatoires) vient de s’achever sur un accord entre la direction de Publihebdos et les trois syndicats de l’entreprise ce mardi 15 juin 2021.

    Il est convenu d’augmenter les salaires fixes ( salaire de grille + complément personnel le cas échéant) pour tous les salariés, y compris les pigistes, de 0.8 % au 1er août 2021.

    La direction avait proposé une augmentation de 0.5 %.

    Dans le même temps, il a également été convenu du versement de la prime exceptionnelle de pouvoir d’achat dite Prime Marcon sur la paie de juin.

    Le montant de la prime est fixé à 1000 euros pour un salaire mensuel brut inférieur ou égal à 1900 et de 700 euros pour un salaire brut compris entre 1901 et 4500 euros malgré une demande de « coup de pouce ».

    Bénéficieront de cette prime :

    • les salariés titulaires d’un contrat de travail en cours à la date de versement
    • et qui ont perçu sur la période du 1er juin 2020 au 31 mai 2021, une rémunération annuelle qui doit être inférieure à trois fois la valeur annuelle du SMIC ( plafond proratisé pour les temps partiels et temps réduits).

    La CFDT revendiquait que les efforts fournis durant cette dernière année avec la crise sanitaire et la cyber attaque soient pris en compte à hauteur de l’engagement des salariés.

    En effet, ces deux crises ont souvent conduit les salariés de Publihebdos à des frais impromptus pour sortir des journaux dignes de ce nom dans des conditions extrêmement difficiles.

    Il était inconcevable pour la CFDT de signer des NAO au rabais !

    La CFDT Publihebdos le 15 juin 2021

  • Face à des remontées catastrophiques des rédactions, concernant la mise en place du nouveau logiciel éditorial Mélody en remplacement de la V3+, les élus CFDT et CGT ont fait une déclaration liminaire lors de la séance du CSE, le 7 juin 2021, demandant que le déploiement du logiciel soit stoppé, le temps de régler les différents problèmes constatés. Un CSE extraordinaire sera prochainement consacré à ce sujet. Il faut par exemple 57 clics pour un article mis en page contre 27 sur la V3+ et l’ensemble est lent et inadapté…

    Comment commencer cette séance sans évoquer le nouveau système éditorial Mélody ? Derrière ce qui définit une douce musique se cache une partition remplie de fausses notes. Comment a-t-on pu arriver à une telle impréparation, à tel point que les journalistes se sont transformés en “web developpers” la semaine dernière, obligés de dire eux-mêmes ce qui ne convenait pas, et apporter les améliorations d’un logiciel qui est déjà en marche dans 5 journaux.

    Si vous nous aviez fait part de votre sidération, il y a peu, suite à notre avis rendu sur la situation économique et financière, la politique sociale et les orientations stratégiques de l’UES Publihebdos; à notre tour, d’exprimer notre désarroi, voire notre colère – c’est ce qui a été ressenti dans les quatre rédactions qui ont utilisé cet outil la semaine dernière. C’est comme si on demandait à un menuisier de revenir à la scie à main après avoir utilisé la scie circulaire.

    Car avec Mélody, c’est un euphémisme que de dire que nous avons le sentiment de régresser.

    Pas de classement des rubriques, un grand fourre-tout pour chercher la forme d’un carton approprié, des textes qu’on ne retrouve pas au moment du montage, des photos qu’on ne peut pas recadrer, une charte éditoriale – dont on ignore le ou les auteurs, surement pas des journalistes – qui nous crée plus de contraintes que nous facilite la vie, un correcteur orthographique des plus alambiqués pour faire quelques économies, des correspondants totalement livrés à eux mêmes et pour combler le tout, des lenteurs du réseau qui font craindre le pire quand tout le monde l’utilisera. Malheureusement. Car il ne semble ne pas en être autrement. Impossible de faire machine arrière.

    Tout ça, ce sont des expressions de journalistes que j’ai pu recueillir depuis le passage.

    Alors oui, nous avons eu des félicitations après les bouclages : on nous a dit que nous avons bien travaillé mais à quel prix (des journées à rallonge et cela va continuer cette semaine, une actualité peu couverte, et des équipes à bout). Franchement, il est urgent de changer la musique.

    C’est pourquoi, nous élus, réclamons un comité social et économique extraordinaire sur ce sujet.