Publihebdos

  • #64 ans, c’est NON !

    Le Gouvernement vient d’annoncer officiellement que les Françaises et Français devront désormais travailler jusqu’à 64 ans !

    Concrètement, cela signifie :

    • Né(e)s en 1961 > 3 mois de travail en + pour rien !
    • Né(e)s entre 1962 et 67 > de 6 à 21 mois en + pour rien !
    • Né(e)s en 1968 et plus > 2 ans de travail en + pour rien !

    LA CFDT APPELLE À LA MOBILISATION POUR DIRE HAUT ET FORT : 64 ANS C’EST NON !

    Cette mesure est brutale et profondément injuste. Elle va contraindre des millions de personnes à travailler plus, sans gagner plus.

    Ce sont les salariés qui ont commencé à travailler tôt et/ou qui ont souvent des carrières modestes qui vont payer le prix de cette réforme. Pire, il n’y a pas de problème dramatique de financement de notre système de retraites qui justifie une telle mesure.

    POUR LA CFDT, CELA A TOUJOURS ÉTÉ NON !

    CFDT-Journalistes et la F3C CFDT appellent les journalistes et employés de Publihebdos et d’actu.fr à se mettre en grève le JEUDI 19 JANVIER et à rejoindre les cortèges partout en France.

    Retrouvez toutes nos revendications pour une réforme des retraites juste et solidaire sur : https://cfdt.fr/reforme-des-retraites

  • En réunion à Rennes, les trois organisations syndicales (CFDT, CGT et SNJ) ont unanimement rejeté, jeudi 20 octobre 2022, la proposition « peau de chagrin » de la direction du groupe face à l’inflation.

    Cette dernière a refusé, à trois reprises, l’idée d’augmenter les salaires à hauteur de 4 à 5 %. Elle a préféré tronçonner une prime de partage de la valeur, d’abord fixée par ses soins à 200 € et donc bien loin des demandes initiales des organisations représentatives (1 000 à 1 500 € par salarié).

    Les élus du Comité social d’entreprise (CSE) ont également refusé, lors de la réunion du CSE, de valider une proposition unilatérale correspondant à des sommes bien trop insuffisantes quand on considère la conjoncture actuelle et une augmentation du coût de la vie de plus de 6 % !

    Avec 1,4 million d’euros de versement de dividendes au groupe Sipa-Ouest-France en 2021 (soit 12,8 millions en 20 ans) et avec une trésorerie qui réussit l’exploit d’augmenter entre 2020 et 2021, il est grand temps de redistribuer une partie de la richesse avec celles et ceux qui la produisent.

    L’intersyndicale de Publihebdos réfléchit dès à présent aux suites qu’elle entend donner à ce qu’elle considère comme du mépris et un manque total de prise de conscience des besoins de chacun.

  • Une grande partie de la réunion du CSE, ce jeudi 6 juillet 2022, a été consacrée à la restitution du rapport d’alerte “risque grave” du cabinet Acante, qui a donné lieu à l’écriture d’un avis sévère de la part des élus du CSE.

    Ce rapport d’experts lancé par les élus au CSE met en lumière les difficultés rencontrées par les journalistes des verticales Actu.fr, souvent débutants et laissés à eux-mêmes. Il constate une charge de travail trop élevée, un manque d’encadrement et de reconnaissance de ces salariés, un manque de moyens matériels et une pression très forte sur l’audience des sites, ce qui entraîne des situations de souffrance au travail.

    Les alertes, démissions et arrêts de travail qui se succèdent ont donc conduit les élus à tirer la sonnette d’alarme. Voici l’avis émis sur ce rapport en intégralité :

    Les élus du CSE de Publihebdos prennent connaissance avec consternation du rapport d’expertise risques graves du cabinet Acante sur les conditions de travail des salariés des rédactions verticales d’Actu.fr et enjoignent la direction à prendre sans délai les mesures d’organisation pour permettre de se remettre en conformité avec la loi et faire cesser les dysfonctionnements qui mettent en danger la santé physique et morale de ces salariés.

    Si les élus du CSE ont régulièrement alerté la direction sur des cas de souffrance au travail au cours des années passées, ce rapport vient confirmer et appuyer les remontées de terrain, restées jusqu’alors inaudibles.

    Choqués mais pas surpris, nous sommes cependant inquiets d’une organisation qui broie de jeunes journalistes dès leur entrée sur le marché du travail et peut avoir un impact fort sur leurs vies et leurs carrières. Pour beaucoup, le salut est dans la fuite. Certains quittent et quitteront le métier à l’issue de cette expérience.

    Ce focus sur les verticales d’Actu est hélas symptomatique d’une désorganisation organisée de Publihebdos, mise en place dans tous les services, papier et web, pour pressuriser au maximun les salariés.

    Nous demandons la mise en place, dès la rentrée de septembre 2022, d’un groupe de travail paritaire pour apporter des réponses concrètes aux différents points évoqués par le rapport, en priorité :

    • Le renfort des effectifs de ces verticales pour ne plus que les journalistes soient seuls et isolés
    • La mise en place d’un management efficient de réelle proximité
    • La définition d’une ligne éditoriale claire
    • L’écriture de fiches de postes
    • L’arrêt de la précarité et l’abus de CDD d’usage, interdit dans la presse écrite, cause pour laquelle Publihebdos a déjà été condamnée en novembre 2018
    • L’arrêt de la diffusion des audiences en temps réel qui fait pression sur les salariés
    • La mise à disposition de moyens matériels permettant le bon exercice du métier
    • La création d’un poste de responsable du système de prévention au sein des RH
    • Une information obligatoire du CSE en amont des créations de nouvelles verticales
    • La mise en conformité avec les obligations de la médecine de travail.

    Les élus du CSE se disent également extrêmement préoccupés par la dénonciation de faits de harcèlement sexuel et sexiste et demandent à la direction d’investiguer sans délai sur ces cas et de prendre des sanctions afin de mettre le(s) auteur(s) hors d’état de nuire ; ils rappellent qu’une élue du CSE est référente « harcèlement sexuel et sexiste » au sein de l’entreprise. Il s’agit de Marion Vallée.

    Télécharger ici la version PDF de l’avis des élus du CSE

    La réponse de la direction

    La direction trouve que globalement, le cabinet a bien cerné la façon dont fonctionnent les pure-players :  « j’y ai retrouvé à peu près ce qu’on avait déjà identifié et qui a fait l’objet de débats en CSE et avec les différents managers. Cela a donné lieu à des travaux encore en cours », a expliqué Francis Gaunand.

    Dans sa réponse, le PDG de Publihebdos a rappelé le contexte d’ouverture de ces verticales d’Actu.fr, sur des zones ou les titres du groupe ne sont pas présents « avec jeunes journalistes juniors et le plus souvent dans une situation isolée. » Et de développer :  « On a avancé sur certaines verticales, Lyon va vers fonctionnement plus serein, plus en lien avec le fonctionnement des anciennes verticales. Il faut rappeler que nouvelles verticales lancées ces deux dernières années l’ont été dans la période des confinements, avec des difficultés pour mettre en place une organisation, du lien social, etc. »

    Pour lui, le contexte économique de ces créations n’apparait pas non plus dans le rapport : « Il s’agit d’un développement indispensable pour l’entreprise, pour garder les moyens de continuer de faire paraître nos publications, en lien avec les opportunités sur les annonces légales numériques. On l’a fait par rapport à une stratégie, avec une certaine réussite et c’est important de le dire. ».

    La direction confirme cependant travailler sur le renforcement du management de proximité. Mais insiste sur le fait que « le métier de journaliste est aussi un métier de liberté » : « la particularité de Publihebdos est que les journalistes exercent en toute liberté. C’est plus facile pour des journalistes expérimentés que pour des journalistes juniors, mais c’est intrinsèque au métier tel qu’on le conçoit. On n’aime pas parler de ligne éditorial, on parle plutôt de projet éditorial. Ce projet est concrétisé par le collectif des journalistes, mais il y a sans doute plus à faire, puisqu’il y a des attentes sur ce sujet de la part des jeunes journalistes. »

    La direction justifie aussi ses exigences sur l’audience : « Il y a une pression sur l’audience comme il y avait une pression sur les ventes des journaux papier ou sur l’audimat dans l’audiovisuel. Cette pression existe, on va essayer de manager vers la qualité et moins vers la quantité, mais la pression existera toujours. »

    Et de conclure : « Il faut bien avoir en tête qu’avec ces verticales, on est dans une organisation nouvelle, liée à des conquêtes, avec des opportunités, dans le cadre d’un projet global unique. Créer une plate-forme multimarques et s’installer un peu partout en France, cela n’a jamais été fait. Au fur et à mesure, on avance, on affine notre organisation pour plus de sérénité dans le fonctionnement. Nécessairement cette organisation a amené un certain nombre de difficultés que l’on s’emploie à résoudre. »

  • Pas moins de 28 points étaient à l’ordre du jour de la réunion du CSE, mercredi 15 juin à Rennes, dont voici un résumé des grandes lignes.

    Demande de prime de pouvoir d’achat

    Compte-tenu de l’inflation galopante, qui est désormais de 5,2% sur l’année glissante, une demande prime de pouvoir d’achat a été portée par les élus, dont le principe a été rejeté par la direction qui rappelle que les salaires ont déjà été augmentés dans le cadre de la NAO (lire ici).

    Un accord de branche est en cours de discussion, avec proposition de +1,8% au 01/07 mise à la signature. Mais même si cet accord devait être validé, pour Publihebdos, seuls les salariés dont les revenus sont supérieurs à 4200 €/brut bénéficieront d’une partie de cette augmentation, puisque pour les autres, la NAO de Publihebdos, dont la deuxième tranche entre en application également au 1er juillet, est mieux-disante…

    Les élus ont donc demandé à la direction d’appliquer l’accord de branche et d’accorder les +1,8% à l’ensemble des salariés de l’entreprise. Ce qui a été également refusé.

    Pour justifier son refus, la direction met en avant l’augmentation des charges (avec notamment des inquiétudes sur le prix du papier) et de mauvais résultats sur la publicité.

    Si l’inflation continue à ce rythme, le sujet devrait être remis à l’ordre du jour du CSE du mois de septembre, accompagné d’une demande de « revoyure » exceptionnelle.

    Soirées électorales

    Le point sur la validation d’une journée de travail entière pour les journalistes ayant suivi les soirées électrorales (présidentielle et législatives) a été remis à l’ordre du jour après l’interpellation de la direction par les élus CFDT et CGT (lire ici).

    Pour les élus, la journée électorale doit être comptabilisée comme journée entière, considérant que la plupart des journalistes mobilisés sont en veille durant toute la journée et que leur travail effectif dépasse le plus souvent les six heures.

    Selon la direction, la note adressée aux éditeurs ne concernait que les journalistes qui n’auraient pas été fortement mobilisés sur ces élections, avec seulement quelques heures de travail ; c’est dans ce cas qu’une demi-journée de travail aurait pu être comptée, et non pas une journée entière.

    Il a aussi été rappelé par la direction que si l’éditeur modifie la feuille de présence, seul document qui fait foi de l’activité du journaliste, il doit en discuter et informer les intéressés.

    Dates de modulation

    Pour l’exercice allant du 23 mai 2022 au 21 mai 2023, les heures seront payées avec les bulletins de juin.

    Jour de solidarité

    Dans le cadre de la Journée de solidarité (lundi de Pentecôte), Publihebdos verse 0,3 de sa masse salariale brute. Pour la plupart des salariés du groupe, cela reste un jour férié, mais les bénéficiaires se voient alors retirer une journée de modulation, une RTT ou un CP. Seuls les salariés de la SEPR bénéficient d’un usage qui a été maintenu : cette journée ne leur est pas décomptée.

    Kélio

    La dématérialisation des feuilles d’activité et relevés d’heures se poursuit via Kelio et bientôt le support papier devrait être supprimé. Ce chantier sera confié à un(e) RRH SIRH (Responsable des ressources humaines, système d’information de gestion des ressources humaines) dont le recrutement est en cours et que devrait rejoindre la DRH en septembre. L’évolution de l’outil devrait ainsi permettre la dématérialisation des notes de frais, des PV d’entretiens annuels et professionnels et permettre l’accès direct aux salariés à divers documents.

    Problèmes Mélody

    Pannes, lenteurs, ralentissements. Mardi 31 mai en milieu d’après-midi, les bouclages ont été vraiment compliqués. Il ne s’agissait pas vraiment d’une panne, mais de lenteurs qui ont posé bien des difficultés d’autant que le phénomène s’est poursuivi le lendemain matin avec des serveurs ne fonctionnant pas à plein régime.

    Un autre problème a été signalé le mardi 7 juin, avec de nouveau des ralentissements, dus à un antivirus mis sur les serveurs.

    Enfin lundi 13 juin, les utilisateurs ont subi une très grosse panne, due à un problème d’indexation de la base de donnée.

    La direction reconnait les problèmes et fait état de « discussions de plus en plus serrées et tendues » avec le prestataire.

    Il a été décidé de l’ajout d’un serveur physique supplémentaire, la mise en archives d’actu ne se fera plus en journée, mais la nuit.

    Le prestataire va lancer un chantier pour évaluer l’hébergeur.

    « A chaque fois que l’on autorise plus de choses sur un carton, on complexifie le code », explique la direction qui indique aussi que les journaux l’utilisation d’inDesign serait aussi plus forte (pages ouvertes, reprises) pour Publihebdos que pour les autres clients du prestataire.

    L’été devrait être mis à profit pour améliorer la stabilité du système.

  • Avec 36 points à l’ordre du jour, le CSE de Publihebdos, tenu à Rennes le 30 mars 2022, a été plutôt dense. Voici le résumé flash de quelques points évoqués.

    • Effectifs. On salue ici l’arrivée dans l’entreprise de 12 nouveaux journalistes, embauchés depuis le début de l’année.
    • Indemnités kilométriques. L’indemnité kilométrique des salariés devant utiliser leur véhicule personnel pour leur activité professionnelle va être portée de 0,424 à 0,453 € par kilomètre à titre provisoire du 1/04/2022 au 31/08/2022. Elle s’appliquera sur les notes de frais réglées de mai à septembre.
    • Equipement en disques durs externes. Si besoin, des disques durs externes sont disponibles sur demande par mail à la DSI avec copie à l’éditeur, a-t-il été rappelé.
    • Secrétaires généraux de rédaction. Le dossier des « SGR » nous interpelle, certains de ces secrétaires généraux de rédaction faisant office de rédacteur-en-chef ou de rédacteur-en-chef adjoint sans en avoir le salaire conventionnel. Au total, il y a 27 SGR au sein de l’UES Publihebdos, dont 7 n’ont pas de rédacteur en chef : 4 sont ainsi rattachés à deux titres, 3 ne sont pas rattachés. Deux de ces SGR vont devenir RCA ; un cas reste en suspens, s’agissant d’un poste isolé. Côté CFDT, nous avons fait valoir que la situation des SGR est à revoir lorsque ce SGR pilote une édition, mais ne bénéficie pas de la prime de bouclage.
    • Plantages Mélody. Les difficultés croissantes et récurrentes avec les serveurs de Mélody les jours de bouclage sont remontées. Le manque d’information est également pointé lorsque le système connaît des ralentissements ou que des changements dans les cartons sont opérés. La direction va revoir la procédure l’alerte des rédactions et ateliers en cas d’incidents de fonctionnement ; il a, par exemple, été proposé de créer un canal Slack dédié.
    • Remplacements. Les élus CFDT ont demandé que soient créés des pôles de remplacement « journalistes », peut-être par zone éditeur, afin de faciliter les prises de congés et faire face aux absences dans les rédactions, alors que les effectifs sont souvent au plus bas. Il s’agirait de journalistes volontaires pour ces missions « volantes », bénéficiant de primes et d’aides au logement conséquentes pour effectuer ce travail itinérant, sachant qu’il est souvent difficile de trouver des CDD de remplacement. En dehors des remplacements, ces journalistes pourraient également épauler les rédactions pour du contenu qualitatif (enquêtes, reportages, etc.) La direction n’est pas convaincue par cette idée, estimant que les situations peuvent être différentes d’une zone à l’autre et que la mission de ces journalistes serait « difficile, sans vision de planning ».
    • Entretiens annuels. Une version « dématérialisée » des entretiens annuels va être testée sur certaines zones, afin de faciliter leur gestion au niveau des RH.
    • Droits voisins. Même si les accords avec Google ne sont pas finalisés, la direction invite les syndicats à constituer leurs délégations pour négocier la part de l’indemnité des droits voisins devant revenir aux journalistes. Côté syndical, la demande est que Publihebdos bénéficie d’une négociation qui devrait se mettre en place au niveau du groupe Sipa Ouest-France. La CFDT soutient aussi qu’une négociation similaire doit être conduite au niveau de la branche.
    • Chèques vacances. Les formulaires de commande des chèques vacances (180 €) vont bientôt arriver. Pour en bénéficier, les règles sont reconduites : il faut être en poste au 31 mars et avoir six mois d’ancienneté ; ou pour les CDD présents au 31 mars, cumuler une période d’emploi de 6 mois sur 2 ans. Coût pour les salariés : 50€ (ouvriers, employés, journalistes) ; 60 € (cadres, dont RC et RCA).

    Prochaine réunion le 28 avril. Vous pouvez faire remonter vos éventuelles questions à vos élus CFDT ou : laurent.villette(at)cfdt-journalistes.fr

  • Il aura fallu pas moins de sept réunions avec la direction, cette année, pour trouver un accord dans le cadre des traditionnelles NAO.

    Là ou le front syndical demandait une augmentation substantielle, la direction campait sur des positions très défensives, ne voulant accorder qu’une augmentation à minima, en dépit du dérapage des prix que l’on constate ces derniers mois.

    Au final, l’augmentation générale sera de :

    > 3% pour les salaires jusqu’à 2200 € / brut, soit 53% des salariés de l’entreprise ;

    > 2,7% pour les salaires situés entre 2201 et 2700 € / brut, soit 23% des salariés de l’entreprise :

    > 2% pour les salaires situés entre 2701 et 4200 € / brut, soit 18% des salariés

    > 0,3% pour les salariés au-dessus de 4200 € / brut, qui représentent 5% des salariés.

    Cette augmentation est cependant fractionnée en deux temps :

    A compter du 1er février 2022 : 1.50%, dont le 0.30% de branche, pour les salariés de la première tranche ; 1.30%, dont le 0.30% de branche, pour les salariés de la seconde tranche ; 0.60%, dont le 0.30% de branche, pour les salariés de la troisième tranche et 0.30%, dont le 0.30% de branche, pour les salariés de la tranche 4.

    La seconde partie de l’augmentation prévue sera verée à compter du 1er juillet 2022 :à raison de 1.50% pour la première tranche, 1.40% pour la deuxième, et 0.70% pour la troisième.

    D’autres points ont été actés, notamment concernant l’accord QVT (qualité de vie au travail) revendiqué depuis des années par les représentants CFDT. Il a ainsi été convenu d’ouvrir une négociation ayant notamment pour thématiques le droit à la déconnexion, la prévention et la lutte contre les risques psychosociaux mais aussi l’articulation vie professionnelle/vie privée et les parcours professionnels.

    C’est dans le cadre de cet accord, qui devra « contribuer au bien-être et à l’épanouissement de chaque salarié et participer ainsi à la réussite de l’entreprise » que sera discuté le versement des primes aux salariés en longue maladie.

    Les parties devront avoir arrêté d’ici le 31 août 2022, les thématiques prioritaires et le calendrier des discussions.

    Il est également à noter que les représentants du personnel et la direction ont convenu de se revoir si la hausse des prix devait se poursuivre à un rythme élevé.

  • Au Démocrate de Vernon (27), la direction de Publihebdos a fait le choix du statu quo. Elle
    campe sur ses positions arbitraires et n’apporte pas de réponse à ce jour à la demande,
    formulée avec insistance par l’intersyndicale, de réintégration du jeune journaliste licencié
    pour une prétendue faute grave.

    Malgré les éléments vérifiables que les représentants des salariés ont apporté à la
    direction lors de sa visite mardi 1er mars au siège du Démocrate ; malgré les multiples
    témoignages fournis en faveur du confrère licencié ; malgré les déclarations courageuses
    que lui ont faites les trois salariées présentes, la direction n’a toujours pas reconsidéré sa
    décision.

    Appels au secours des salariés

    Les appels au secours de ces salariées du Démocrate ont été laissés sans suite par un
    éditeur se sentant manifestement obligé de couvrir le mauvais choix de recrutement opéré
    à la rédaction en chef par le directeur délégué, et semblent être mis sous le tapis par les
    représentants de SIPA – Ouest-France.

    Il est inacceptable de voir la direction d’un groupe, qui continue de s’affirmer humaniste,
    cautionner la souffrance au travail et laisser perdurer une situation de péril.
    Aussi, les organisations syndicales du Publihebdos ont décidé de poursuivre un combat
    qui, malheureusement, concerne d’autres rédactions et ateliers en Vendée, dans le
    Finistère, dans le Calvados et en Picardie notamment.

    Elles appellent donc à une nouvelle mobilisation, ce mercredi 9 mars à partir de 11 h,
    devant les locaux du Démocrate de Vernon, et invitent l’ensemble des salarié.e.s de
    Publihebdos à s’associer, de quelque manière que ce soit, à cette nouvelle manifestation
    en vue de la réintégration de notre collègue, et de la prise en compte du mal-être sur place
    comme dans bien d’autres établissements du groupe.

    À Rennes, le 8 mars 2022.

  • Alors que débute la traditionnelle Négociation annuelle obligatoire (NAO pour les initiés) lors de laquelle vos représentants syndicaux tentent d’obtenir au prix de sang et de larmes de petites augmentations de salaire pour au moins maintenir votre pouvoir d’achat au-delà de l’inflation, il serait peut-être aussi temps de se pencher sur la qualité de la vie au travail. Un ouvrage remis cent fois sur le métier par les élus CFDT au cours des dix dernières années, toujours rejeté par la direction, qui dans cette phase post-covid prend cependant une importance toute particulière.

    Prenons un peu de recul. Aux Etats-Unis, en quelques mois, des millions de salariés ont quitté leurs postes de travail, parfois de façon tonitruante, parfois de façon collective. Le phénomène, observé par les économistes et les spécialistes en management, a été surnommé « Grande démission ».

    Souvent, la pandémie a agi comme un révélateur et a amené ces salariés à s’interroger sur leurs priorités : en quête de sens, ils entendent ainsi passer plus de temps avec leur famille, privilégier les entreprises leur proposant du télétravail ou mener des projets personnels. Mais il ressort surtout des enquêtes qu’ils cherchent ainsi à obtenir un meilleur salaire, de meilleurs avantages, faire évoluer leur carrière en bénéficiant de davantage de flexibilité dans leur travail.

    Le phénomène n’est pas encore arrivé à ce niveau en France, même si selon les derniers chiffres de la Dares, le nombre de démissions en CDI s’est accéléré au second trimestre 2021, pour atteindre, en juin et juillet 2021, des niveaux de 10,4 et 19,4% au-dessus des moyennes observées en 2019.

    Côté Publihebdos, on note que les offres d’emploi sont relativement nombreuses au sein du groupe et que certains secteurs peinent – sinon à recruter – au moins à maintenir des effectifs pérennes. Les salaires “au ras des pâquerettes” et la précarité de bon nombre de ces offres en CDD, que l’on ne peut que déplorer, n’aident d’ailleurs pas à la constitution d’équipes stables.

    C’est dans ce contexte que la section CFDT va proposer à la direction d’ouvrir les négociations en vue d’un accord global de « Qualité de vie au travail » abordant :

    • L’échange entre les collaborateurs et l’encadrement :
      • Communication de la direction vers les salariés
      • Communication des syndicats avec les salariés
      • Prévention contre les atteintes sexistes et sexuelles
      • Risques psychologiques
      • Prévention du management toxique
    • La charge de travail dans sa globalité :
      • Effectifs
      • Réduction du temps de travail
      • Compte épargne temps
      • Télétravail
    • La vie au travail :
      • Aménagement des locaux
      • Articulation vie professionnelle, vie privée
      • Intégration des nouveaux arrivants
      • Gestion du milieu de carrière
      • Gestion de la fin de carrière
      • Mobilité verte pour les déplacements domicile travail
      • Place des travailleurs handicapés
      • Accompagnement des salariés aidants
      • Utilisation des outils informatiques et droit à la déconnexion.

    (illustration extraite du film Les Temps modernes avec Charlie Chaplin, 1936 – DR)

  • Une réunion du CSE Publihebdos s’est tenue le mercredi 23 juin 2021. En voici le résumé.

    Situation sanitaire

    Comme à chaque fois depuis maintenant plus d’un an, un point sanitaire est effectué. Depuis le 14 juin 2021, 28 % des salariés travaillent entre 40 et 80 % en présentiel, 62 % entre 100% ou 80% et 10 % sont entre 0 et 20 %. La projection est à un retour à 95 % de présentiel au 15 juillet, date retenue en CSE par la direction pour un retour complet. Dans les prochains jours, il sera, de nouveau, rappelé aux salariés que le masque est obligatoire en entreprise et que les gestes barrières ( aération, distanciation…) doivent toujours être appliqués.

    Mélody

    Le CSE extraordinaire sur Mélody de la semaine dernière a permis de pointer de très nombreux dysfonctionnements du nouveau système éditorial choisi par Publihebdos après les premières mise en places dans sept rédactions ( 4 en Loire-Atlantique et 3 en Vendée).

    Un nouveau point d’étape est donc demandé par les élus. Une visite du DAJ (Demain un autre jour) a eu lieu en début de semaine sur les sites de Pornic et Chateaubriant. Ses premiers retours mettent en évidence la pertinence des récriminations portées par les élus (un outil non intuitif contrairement à ce qui nous avait été annoncé, de très nombreuses manipulations à effectuer pour une opération occasionnant d’importantes pertes de temps, un correcteur qui, par sa complexité, n’est pas utilisé par les équipes, des photos difficilement exploitables…)

    Ces très nombreuses modifications, améliorations, corrections… vont, selon les dires de la direction, faire l’objet d’un travail de fond durant l’été avant la reprise du déploiement. Elle a indiqué qu’elle allait procéder par étapes, des priorités ont été détaillées.

     « On note quelques petites améliorations mais cela reste encore très laborieux» , constate un élu CFDT pointant du doigt les deux journées entières nécessaires pour le bouclage sans sortir sur le terrain, ni de travail sur le web et tous les autres obstacles à un travail serein et de qualité.

    La direction répond que le changement d’outil n’était pas une option. Le groupe Sipa Ouest-France a lancé un ultimatum en indiquant que la maintenance de la V3 ne serait plus assurée, obligeant Publihebdos à choisir un autre système éditorial.

    Les élus CFDT ont assuré qu’ils reviendront à la charge à chaque occasion afin que l’outil soit ENFIN opérationnel au moment de la reprise du déploiement. Ils regrettent une nouvelle fois que les sept rédactions, désormais sous Mélody, servent de cobayes pour finaliser in situ un outil de cette importance.

    Mutuelle

    Appel d’offres. Dans le cadre du chantier RH du groupe, la direction a souhaité qu’un appel d’offres relatif aux garanties Santé et Prévoyance soit engagé. Le dernier appel d’offres date d’il y a deux ans et le choix de rester chez Audiens ne s’est pas révélé satisfaisant. En effet, les engagements d’Audiens n’ont pas été tenus. «La qualité de service n’est vraiment pas au rendez-vous » confirme la direction.

     Le choix devrait se faire au mois d’octobre prochain pour une mise en application au 1er janvier 2022. Des tarifs plus compétitifs et de meilleurs garanties sont au cœur de cet appel d’offres. Une demande d’intégrer une assistance psychologique individuelle, la médecine douce, la téléconsultation et la prise en charhe de séances pscyhologiques sera faite.

    Résultat des élections

    Les élus CFDT dénoncent la non préparation de la collecte des résultats du premier tour des élections départementale et régionales. Alors qu’il y a six ans, nous avions pu bénéficier de résultat par cantons. Cette fois, ils sont arrivés par commune, obligeant les journalistes à aller à la pêche aux résultats sur divers sites ou à les regrouper pour effectuer leurs analyses. D’ailleurs, à la sortie des journaux, certains ne proposent pas de résultats par canton.

    «Plus on avance dans le temps, plus on régresse» déplore un élu CFDT. «On était capables de faire des choses en 2015 que l’on n’est plus capables de faire en 2021, c’est incroyable

    Les élus CFDT invitent très fortement la direction de Publihebdos à anticiper l’élection présidentielle et les législatives de 2022.

    La direction répond que les ateliers ont reçu «ce qui lui avait été demandé en amont» et qu’il était toujours possible « d’aller chercher les résultats dès le dimanche soir sur le site du Ministère de l’Intérieur ».

    Force est de constater que cet  épisode est, aux yeux des élus CFDT, un véritable constat d’un fort manque de préparation.

    Grilles de salaires sur les postes de RC, RCA et SGR

    Depuis longtemps déjà, les élus s’interrogent sur le choix de promouvoir des journalistes aux postes de secrétaire général de rédaction ou de rédacteur en chef adjoint de façon pérenne, alors qu’ils effectuent le travail de rédacteur en chef. Ce choix de promouvoir à des postes «inférieurs» de management qui relève des éditeurs, entraîne malheureusement des conséquences financières et de reconnaissance pour les concernés.

    «Il y a beaucoup d’abus sur les postes de SGR», dénonce un élu. «On cherche à promouvoir des personnes plus malléables à ces postes». Le fait de trouver de plus en plus de rédacteur en chef sur deux titres est également une dérive que les élus constatent et déplorent dans les rédactions de Publihebdos.

    La direction rétorque que «l’acquisition des compétences» est ce qui motive son choix de postes de secrétaires généraux de rédaction et de rédacteurs en chef adjoint au lieu de rédacteur en chef.

    Les élus réfutent cette vision des choses.

    Actu Perpignan

    Les élus interrogent la direction sur l’ouverture d’un prochain Actu Perpignan et ont demandé un point de la situation. «On regarde l’attractivité de la ville où la presse n’est pas beaucoup présenteet si on aurait une place à y trouver» assure la direction. Les élus sont surpris de cette réponse puisqu’ils savent que l’annonce a été faite dans les rédactions en Occitanie la semaine précédente. Encore une fois, la direction de Publihebdos ne joue pas franc-jeu avec les élus. Le dialogue social dont elle se revendique si souvent n’est donc qu’un leurre !

    Verticales actu.fr

    La charge mentale et l’énorme charge de travail qui pèsent sur les journalistes des actu sont évoquées à l’issue de la question précédente. Les arrêts de travail se multiplient et constituent un véritable signal d’alarme à prendre immédiatement en considération. La solitude de ces postes, même s’ils sont en relation avec le desk est également un élément non négligeable dans ce mal-être général. La direction reconnaît qu’il y a une meilleure organisation à trouver.

    Confrontée à une demande d’objectif impossible sur ces verticales, Francis Gaunand déclare: «Il n’y a pas d’exigence quantitative car ce n’est pas ce qui fait la qualité! Il faut faire des choix! Ce sont les bons choix qui vont nous faire remarquer. Il n’y a pas besoin de s’imaginer qu’on doit être complet!»

    Le sujet n’est pas prêt d’être tari dans les instances de Publihebdos, les arguments sur site étant souvent malheureusement bien loin de ce qui se dit en réunion CSE.

    Les élues et élus CFDT Publihebdos.

  • Un CSE extraordinaire s’est tenu le 7 juin 2021 à Publihebdos avec pour sujet principal, l’actualisation du protocole sanitaire en entreprise et notamment les modalités de sortie du confinement   de retour.

    La direction souhaitait mettre en place deux paliers :

    • Un retour à 50% en présentiel (sur 2 semaines: 2 jours la 1re semaine et 3 la deuxième) à compter du 14 juin avant un retour à 100% à compter du 28 juin. 
    • Des dérogations étant possibles pour les personnes vulnérables et pour les personnes en garde d’enfants.

    Les élus CFDT et CGT ont insisté pour que ce retour au 100% en présentiel se fasse moins brutal après tous ces mois de confinement en allongeant ce délai. 

    Et ont également plaidé pour que la DRH soit directement à l’écoute des plus fragiles. 

    Ces deux conditions ont été acceptées par la direction avec un report de la date au 14 juillet 2021 pour un retour à  100% en présentiel.  

    Le numéro de téléphone d’assistance psychologique mis en place par la mutuelle Audiens est reconduit : 0549766603. 24h/24 et 7j/7. 

    En bref, le port du masque reste obligatoire dans l’entreprise sauf dans les bureaux individuels, recommandation d’aérer les locaux 5 minutes par heure, distanciation physique toujours nécessaire avec des plexiglas entre postes si besoin, les pots de convivialité sont de nouveau possibles dès le 9 juin sous conditions, les formations à 10 pers maximum reprennent en présentiel à compter du 14 juin..

    Les élus ont adopté sous ces conditions le protocole proposé après une suspension de séance. 

    Melody, une mauvaise musique. 

    Un élu CFDT avec l’appui des représentants de la CGT a, lors d’une déclaration liminaire, pointé du doigt tous les dysfonctionnements liés au nouveau logiciel Melody et les très difficiles conditions de travail des équipes qui essuient les plâtres de ce choix effectué par la direction. 

    Cette déclaration a conduit l’ensemble des représentants syndicaux de l’entreprise à réclamer un CSE extraordinaire.  

    La direction va proposer une date pour ce CSE extraordinaire sur Melody.

    NAO 

    Les conditions de ce que l’on nomme Prime Macron ayant fait l’objet d’une publication le 3 juin, la dernière réunion NAO (Négociations annuelles obligatoires) va pouvoir être programmée pour un versement, dixit la direction, “sur la paie de juin”.

    La CFDT espère que la direction  se montrera plus ouverte à ses revendications de prendre en compte les efforts considérables effectués par les salariés de l’entreprise durant ces derniers mois par une prime et une augmentation générale plus élevées. 

    D’autant plus que la prime d’intéressement sera inexistante cette année.  Cette NAO devrait avoir lieu dans les jours prochains.  

    Modulation.  Enfin, bonne nouvelle pour les salariés soumis à la modulation.  Ils verront leur compte remis à zéro exceptionnellement cette année.